« « Si c’était à refaire, je recommencerais les yeux fermés ! » »
Ancien cadre de la grande distribution, Sébastien Ledevin a choisi de se lancer dans l’entrepreneuriat avec une ambition claire : allier autonomie, performance et relations humaines. Dans cette interview, il revient sur les étapes clés de son parcours, les raisons de son attachement au réseau, ses réussites et ses défis.
Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours avant de rejoindre le réseau Daniel Moquet ?
Je m’appelle Sébastien Ledevin, j’ai 55 ans, je suis marié et papa de trois enfants.
Avant d’intégrer le réseau Daniel Moquet, j’ai fait carrière dans la grande distribution. J’ai d’abord suivi une formation interne au sein d’une grande enseigne de supermarchés, ce qui m’a permis de devenir responsable du rayon frais, puis directeur de deux magasins près de Redon et de Vannes.
En 2000, suite à des désaccords avec l’enseigne, j’ai choisi de me réorienter en rejoignant Decathlon Saint-Nazaire en tant que responsable de secteur et de magasin. Depuis toujours, le commerce et le management sont au cœur de mon parcours professionnel.
Pourquoi avoir choisi la franchise plutôt qu’une entreprise indépendante ?
À l’origine, je ne pensais pas forcément à l’aménagement extérieur. En 2006, j’ai ressenti l’envie d’entreprendre. Après des années de salariat, je voulais monter ma propre entreprise pour en garder les bons côtés et éliminer ce qui me convenait moins.
Je suis donc allé au Salon de la Franchise à Nantes, avec en tête l’idée d’ouvrir une franchise dans le sport. Après avoir exploré plusieurs enseignes, je ne me retrouvais pas dans leurs conditions d’accès. Rien ne m’enthousiasmait vraiment…
Puis, en passant devant le stand Daniel Moquet, j’ai rencontré Benjamin Coudray, alors étudiant en BTS (et aujourd’hui multi-franchisé). Nous avons discuté, et j’ai trouvé le concept intéressant : un marché porteur, des structures d’entreprise à taille humaine (5-6 personnes) et un fondateur, Daniel Moquet, qui engage son nom, gage de sérieux.
De retour chez moi à midi, cette idée continuait de me trotter en tête… mais je n’avais pas encore rencontré Daniel Moquet. J’y suis retourné l’après-midi, nous avons échangé, et j’ai adoré le personnage. À ce moment-là, je me suis dit : « Je fonce ! »
Tu as renouvelé plusieurs fois ton contrat avec le réseau Daniel Moquet. Pourquoi ? Qu'est-ce que t’apporte le réseau ?
Trois fois, et sans hésitation ! Le réseau apporte énormément, notamment grâce à la richesse humaine qui le compose. Il s’est considérablement développé, attirant des profils variés et complémentaires, ce qui le rend encore plus stimulant.
La notoriété est un atout majeur, tout comme la stratégie de développement impressionnante : expansion du réseau avec les clôtures et les jardins, ouverture à l’international… C’est exceptionnel !
Un autre point fort, c’est la formation continue. Que ce soit pour les franchisés ou nos salariés, il y a un accompagnement permanent. J’ai encore des collaborateurs qui partent en formation bientôt, et c’est un vrai plus.
Enfin, j’apprécie la vision sur cinq ans du réseau : nous avons des objectifs clairs et tous les moyens sont mis en œuvre pour les atteindre.
À quoi ressemble une journée type ?
Il n’y a pas vraiment de journée type. Mais une constante, c’est que j’arrive toujours en premier le matin. Je laisse Martial, mon chef d’équipe, échanger avec les gars avant d’aller voir l’équipe.
Ensuite, mes journées varient : en début de semaine, je me consacre davantage aux tâches administratives, tandis que les autres jours sont rythmés par des rendez-vous. J’ai plusieurs casquettes dont l’animation de mes gérants également.
Pour toi, quelles compétences sont essentielles pour réussir en tant que franchisé ?
Pour réussir, il faut maîtriser trois piliers essentiels :
- Le commerce : savoir vendre et convaincre.
- La gestion : bien piloter son entreprise et ses finances.
- Le management : fédérer et accompagner son équipe.
Ce sont les clés de la réussite dans l’entrepreneuriat.
Quels ont été tes premiers succès ou événements marquants en tant que franchisé ?
Mon premier grand succès a été l’embauche de Maxime Talon en 2007. Quatre ans plus tard, il a ouvert sa propre entreprise dans le réseau Daniel Moquet. Voir un collaborateur évoluer ainsi, c’est une vraie fierté.
Mais être entrepreneur, ce n’est pas toujours facile. J’ai traversé des périodes plus compliquées, avec des baisses de motivation et des difficultés dans l’entreprise. Heureusement, j’ai pu compter sur Antoine Hébert, franchisé et coach, qui m’a aidé à retrouver l’envie et le plaisir de travailler. De plus, dans le réseau, on ne s’endort jamais : il y a toujours du mouvement ! Cette année, par exemple, les plus anciens franchisés ont eu accès à une nouvelle formation, ce qui nous a permis de redécouvrir notre métier sous un nouvel angle. « On n’a pas le temps de se reposer ! »
Autre moment fort : la création des Allées du Cœur. Après la convention annuelle du réseau à Chamonix, avec Ludovic Bulteau et Frédéric Allaire, on s’est lancé un défi : participer chaque année à une course ensemble. En parallèle, Frédéric venait de perdre un collaborateur d’un cancer. Nous avons alors eu l’idée de donner une dimension solidaire à notre défi : organiser une course au profit d’une association. L’initiative a été validée par Daniel Moquet, et aujourd’hui, cet événement rassemble toute la communauté autour d’une belle cause, en dehors du cadre professionnel.
Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à rejoindre le réseau ?
Qu’il regarde les taux de satisfaction des franchisés ! Nous avons été récompensés au Trophée des Réseaux d’Or, preuve que nous sommes heureux et épanouis dans cette aventure.
Si c’était à refaire, referais-tu le même choix ?
À votre avis ? Oui, complètement !